26.5.13

Hasta siempre, Moustaki

Et nous ferons de chaque jour, toute une éternité d`amour
que nous vivrons à en mourir...


El día 23 de mayo murió George Moustaki.

Había nacido otro mes de mayo en Alejandria, con toda su ascendencia de la isla griega de Corfú, el mismo lugar donde se crió otro grande, Gerald Durrell.

Cantó mi infancia, me acompañó en la juventud,
y, como tantos otros, se ha marchado sin hacer ruido.

Lo conocí ya mayor. Él entendía mi francés y yo el suyo.
Hablamos de todo un poco, despacio, tranquilos.
Me dedicó los viejos vinilos, los últimos cds y me besó la mano

En mi corazón queda para siempre el hombre vestido de blanco que cantó 
a la soledad, a la libertad y a los inmigrantes.

Donde estés ahora, sigue cantando, por favor.


Avec ma gueule de métèque
De Juif errant, de pâtre grec
Et mes cheveux aux quatre vents
Avec mes yeux tout délavés
Qui me donnent l’air de rêver
Moi qui ne rêve plus souvent
Avec mes mains de maraudeur
De musicien et de rôdeur
Qui ont pillé tant de jardins
Avec ma bouche qui a bu
Qui a embrassé et mordu
Sans jamais assouvir sa faim

Avec ma gueule de métèque
De Juif errant, de pâtre grec
De voleur et de vagabond
Avec ma peau qui s’est frottée
Au soleil de tous les étés
Et tout ce qui portait jupon
Avec mon cœur qui a su faire
Souffrir autant qu’il a souffert
Sans pour cela faire d’histoires
Avec mon âme qui n’a plus
La moindre chance de salut
Pour éviter le purgatoire

Avec ma gueule de métèque
De Juif errant, de pâtre grec
Et mes cheveux aux quatre vents
Je viendrai, ma douce captive
Mon âme sœur, ma source vive
Je viendrai boire tes vingt ans
Et je serai prince de sang
Rêveur ou bien adolescent
Comme il te plaira de choisir
Et nous ferons de chaque jour
Toute une éternité d’amour
Que nous vivrons à en mourir

Et nous ferons de chaque jour
Toute une éternité d’amour
Que nous vivrons à en mourir


© Moony

2 comentarios:

Sneyder C. dijo...

Me encanta la canción que has elegido , El extranjero.

Siempre nos quedara su música. Descansa George Moustaki

Un cálido abrazo

Recomenzar dijo...

es un placer volver a leerte